Histoire

 

Il semble que les plus vieux souvenirs remontent à la bataille entre Crassus et le Grand Pontife des Gaules (le grand prêtre Dissard) en 56 avant Jésus Christ !!!

Cette bataille eut sans doute  lieu autour de Tuniac (ancien nom de St Germain l’Herm). Tuniac semble avoir pour origine les tuniques que portaient les druides des environs, à moins que cela ne provienne de Dieu Teut, Teutates = Teutniac ? D’autres sources évoquent « Runiac » (Runiacus=Lieu désertique et isolé).

Quoiqu’il en soit, si l’histoire de St Germain commence ici, elle commence bien mal… Romains et druides gaulois se livrèrent des batailles sanglantes (Champmort=champ des morts en atteste à proximité). La ville sainte et son oppidum (site retranché) fut entièrement détruite et la tribu sacrée des druides fut massacrée…

Mais c’est en 1052 que Henri 1er (roi de France de 1031 à 1060) donne à Saint Robert le bourg de Tuniac qui devient alors Saint Germain l’Herm et que commence l’histoire contemporaine de ce village auvergnat…

Il semblerait bien qu’il ne faille toutefois pas prétendre qu’il ne s’est rien passé dans la contrée avant l’époque médiévale… En effet, des petits foyers de peuplement ont pu exister dés le néolithique, comme en témoigne le mégalithe de la pierre des Prades (monument formé dans des gros blocs de pierre brute).

Pierre des Prades

PIERRE DES PRADES

Germain, chrétien vivant sa foi à Tuniac, fut égorgé dans la forêt. Il fut par la suite proclamé martyr par les Chrétiens et l’on peut voir deux représentations du Saint patron de Saint Germain l’Herm. La première dans l’église du village et la seconde à l’entrée du village lorsqu’on arrive d’Issoire. Cette dernière est l’oeuvre d’un sculpteur ayant participé au Festival Culturel annuel de Saint Germain l’Herm.

germain

GERMAIN

Parmi les nombreuses péripéties qui émaillent la vie de Saint Germain l’Herm, on note en 1418 la prise de St Germain par Rodrigue de Villandrado, capitaine des routiers, dits « écorcheurs » (mercenaires sans emploi).

Saint Germain connait une vie économique intéressante avec notamment la création par le roi Louis XII de deux foires (1501) qui connaitront un succès grandissant : à savoir les foires annuelles des 12 juin et 27 septembre, à la belle saison. Ces manifestations économiques, qui se sont par ailleurs multipliées, perdurent toujours à des dates proches, mais ont beaucoup perdu de leur superbe.

1591, le capitaine Merle incendie le château de Saint Bonnet le Chastel, mais épargne St Germain !

Le 6 février 1593, un enfant du pays, Guillaume Sautemouche, né à la Couharde en 1555, est tué par les protestants à Aubenas, dans le cadre des guerres de religion.

En 1693, une grande famine entraîne 54 décès dans le village…

Le 11 mars 1736 a lieu la visite épiscopale de Montseigneur Massillon qui donna lieu à procès verbal.

En 1751, l’abbé Couvert, natif de St Germain, fonda l’école Massillon de Clermont Ferrand.

En 1765-66 et 1770, une série d’hivers très rigoureux voient les cours d’eau geler et la population souffrir cruellement du froid.

Le 14 octobre 1777 a lieu la dernière visite épiscopale, la population étant très religieuse… (pas moins de 1300 communiants à chaque messe). Cela valait bien un déplacement de l’évêque du diocèse !

En 1788, les prémisses de la Révolution Française sont d’actualité à St Germain qui connaît une cris économique majeure avec des prix qui grimpent.

La période 1789-1795 est riche d’évènements et de turbulences. En 1789 le prieur est l’abbé de Grillon, et sous son ère, le cardinal de Rohan dernier abbé de La Chaise Dieu, fait percer la route pour parvenir à St Germain qui cesse d’être une destination cul de sac !

Les conséquences de la révolution, c’est qu’il n’y a plus d’archive et que la forêt devient « forêt de l’état ».

L’anticléricalisme frappe fort, ce qui conduit à la fermeture de l’église en 1793.

C’est à cette époque que la maréchaussée d’Auvergne devient « gendarmerie nationale », que Saint Germain l’Herm est débaptisée et prend le nouveau nom de Herme la Montagne… Bref, c’est la révolution française…

Dès 1793, St Germain redevient Saint Germain l’Herm et en 1795 l’église est restituée aux fidèles.

Le XIXème siècle sera celui de l’essor du village puisqu’on atteind en 1800 les 1800 habitants.

Des constructions nouvelles apparaissent, le bâtiment de la rue des Trois Têtes érigé en 1819 et la future fabrique de papier à cigarette, maison Bisch.

les 3 têtesRUE DES 3 TÊTES

En 1836, voit le jour Arthème Fayard. C’est seulement le 11 août 1984 que sera posé sa plaque commémorative lors du VIIème Festival Artistique et Culturel du Haut-Livradois.

En 1844 plusieurs fontaines en lave de Volvic sont érigées en plusieurs endroits du village.

fontaine

FONTAINE

En 1866 un grand incendie détruisit une partie de la vielle. Dés lors la compagnie des sapeurs pompiers fit partie intégrante de la vie du village et ne cessa d’affirmer son développement et son dynamisme.

En 1882, Jules Ferry crée l’enseignement public et c’est alors que Saint Germain l’Herm voit pousser les écoles. On peut encore voir l’école publique laïque en haut du village construite par le maçon Ribeyre en 1897… Une école des frères pour les garçons et une école des soeurs pour les filles existent toujours, même si elles sont devenues des résidences principales ou secondaires.

On comptait dans les années soixante :

– un CES

– une école primaire laïque

– trois écoles religieuses

– un foyer d’insertion pour jeunes

Saint Germain, avec l’arrivée du XXème siècle, voit son essor prendre date avec de nombreuses créations d’entreprises artisanales et industrielles. C’est ainsi qu’entre 1880 et 1890 André Vaurilhon fonde et démarre la Scierie des Canons (scierie de Pégoire). En 1903, son fils Gaspard,  puis en 1941, les deux gendres, Ducros et Hobeniche, prennent le relais.

En 1893, une fabrique de papier à cigarette voit le jour et, en 1902 s’achève la construction de l’atelier Bisch, spécialisé dans la découpe de feuilles de papier à cigarettes à destination du Brésil, via la gare de Saint Alyre.

La lyre du Doulon est crée sur ces entrefaits en 1895, grâce aux talents musicaux de la congrégation des Frères Saint-Gabriel.

Deux fabriques de papier à cigarette co-existèrent à St Germain. La fabrique Bouchon, rue du Marché aux chêvres et l’atelier Bisch, rue du commerce.

En 1897, la maison Gaillard, de Béziers, monte un premier chantier d’injection de poteaux télégraphiques prés du domaine de Marchaud.

En 1900, Ollier et Couvert créent un atelier de dentelle au fuseau à la main pour le premier et mécanique par la suite.

En 1904, s’ouvre le premier hôtel de la Terrasse (M.Gorce). Le tourisme post-thermal participait à richesse du pays au début du XXème siècle et notamment de riches pieds noirs d’Algérie avaient pour habitude de séjourner à St Germain après leur cure thermale à Vichy ou Chatel Guyon.

Par la suite, Parisiens, Marseillais, Lyonnais venaient profiter du bon air dans les hôtels qui avaient successivement fleuri dans le bourg :

– Hôtel de la Terrasse, Hôtel de Paris, Hôtel des Cîmes, Hôtel de France, Hôtel Piotet, Hôtel Douarre

Saint-Germain l’Herm sera jusqu’en 1960 une station touristique climatique très prisée. On trouvait dans les couloirs du métro parisien des affiches qui vantaient son environnement, la qualité de son air pur qui attirait en convalescence de nombreux malades sortant de sanatorium.

affiche6

Hélas, la Grande Guerre occupe rapidement le devant de la scène et les morts et prisonniers font l’actualité suivi d’une grippe espagnole en 1918.

En 1919, l’éclairage est installé alimenté par le barrage de Cacherat.

En 1922, création du Syndicat d’Initiative par le Maire de l’époque, Michel Vaurillon. L’année suivante sera inauguré le monument aux Morts.

Les années maudites reviennent avec la seconde guerre mondiale. L’installation tout à l’égout en 1937 est bien vite oubliée. En 1944, une colonne allemande terrorise le village et St Germain se met spontanément à l’heure du couvre-feu. Plus tard « Mic » Dubien meurt d’un coup de fusil malencontreusement tiré par un FFI qui manipulait son arme sur la place du village.

En 1946 est créée l’Harmonie du Doulon qui fusionnera en 1951 avec la Lyre du Doulon.

La deuxième moitié du XXème siècle enregistre quelques évènements :

– le 22 septembre 1963, congrès départemental des sapeurs pompiers du Puy de Dôme

– 1973, redémarrage de la Société de Musique après une période de sommeil avec un effectif très rajeuni

-1977, création et lancement du Festival Artistique et Culturel du Haut-Livradois

– 16 août 1989 création et lancement de la Brocante-Vide Grenier

-1996, première fête des Champignons et fête des Plantes

Les étangs proches de St Germain ont toujours participé à la renommée touristique de la station. On en dénombre principalement cinq : étang de Vieille Morte asséché, étang du Fangonnet, étang de Marchaud, étang de la Fargette, étangs de Lallabert et de la Colombière, repères des pêcheurs.

cropped-phot14.jpgETANG DE LA FARGETTE

Les foires se sont multipliées au fil du temps et on en dénombre 6 durant les mois les plus tempérés : 23 avril, 11 jui, 26 juillet, 20 août, 27 septembre et 18 octobre. Les foires bestiaux ont, quant à elles, totalement disparus.

Aujourd’hui, Saint-Germain l’Herm a gardé son authenticité.

Cependant le XXIème siècle démarre sur les chapeaux de roue avec la déchetterie, le nouveau centre de secours et d’incendie, la réfection des VRD et de la rue du commerce, l’installation d’un réseau collectif de chaleur et de sa chaufferie, la construction d’une nouvelle gendarmerie, l’extension de la Maison de Retraite Roux de Berny, la modernisation du réseau électrique et de l’éclairage public, etc…

                                       Un grand merci à Monsieur Gérard CHANDEZON pour la réalisation de cette page.

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